Trigger Twins

« Harley and the Davidsons »: Discovery pouvait mieux faire

Présentée par la critique comme le succès de cette fin d’année, la série qui relate la naissance d’Harley Davidson n’a pas fait que tenir ses promesses. Explications.

Une série TV qui retrace la naissance d’Harley Davidson

Il fallait la faire. Discovery l’a créée. En lançant « Harley and The Davidsons », une mini-série relatant la naissance de la célèbre firme de Milwaukee, la chaîne américaine faisait le pari de nous plonger, en l’espace de quelques épisodes, au début du XXème siècle, en 1903, lorsque deux amis s’engagent dans une entreprise qui allait révolutionner l’époque moderne, celle de la moto.

Et pas n’importe quelle moto, puisque leur histoire allait rapidement donner naissance à la firme de Milwaukee, Harley-Davidson, qui ne cesse de perdurer. L’histoire débute donc en 1903, dans une ville de Milwaukee où cohabitent classe moyennes dans la galère, et familles aisées à l’avenir brillant, tout tracé. Un schéma binaire qui a la dent longue direz-vous sûrement. A Milwaukee, se trouvent deux amis. L’un brillant ingénieur, William Harley, poussé par sa famille à entreprendre de belles études afin de réussir dans l’industrie. L’autre, Arthur Davidson, plus bohème, travaillant comme manoeuvre, dans une usine.

Tous deux ont cette chose en commun, celle de ne pas s’épanouir réellement dans leur vie. C’est à la sortie d’une représentation de cabaret, où une très jolie jeune femme apparait sur scène, assise sur un vélo à moteur, que les deux amis ont le déclic. Ils vont eux-aussi, motoriser de simples vélos. Mieux, ils vont réaliser les meilleurs « motorised cycles » jamais fabriqués, à une époque où Indian, une autre marque que l’on ne présente plus, détient le monopole de cette passion émergente.

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Un premier épisode assez terne

S’en suit alors un enchaînement de plans caméra, oscillant entre des scènes filmées dans le petit atelier de nos deux personnages, entre réussites et déconvenues, et des scènes de tests puis de courses, où Will Harley et Arthur Davidson pourront éprouver leur moto, pilotée par Walter Davidson, « le frère de », récemment licencié et exproprié de sa maison texane.

Le tout, tenant en une petite heure et demi. Pourtant, il faut le dire, pour ce premier épisode, le temps nous a semblé une éternité. Discovery tenait pourtant toutes les clés pour frapper fort. Et bien que l’on frissonne (et verse une larme, si, si) devant la première course, qui donnera, on le comprend assez vite, naissance à l’enduro, puis au dirt track, et lorsque les trois compères hissent fièrement l’enseigne « Harley Davidson Motorcycle Company » en haut de leur atelier, l’épisode présente de nombreuses longueurs, qui ont gâché notre plaisir.

Mais ce n’est pas tout. Le jeu d’acteurs et les décors laissent clairement à désirer, et l’on préfèrera se rabattre sur le film Burt Monro, interprété royalement par Anthony Hopkins, pour avoir une belle vue d’ensemble de ce que pouvait être cette époque de pionniers. Même le choix des musiques est pesant, alors qu’une véritable autoroute s’ouvrait aux réalisateurs dans ce domaine. Et l’on ne vous parle pas des clichés rédhibitoires, comme celui d’une femme s’asseyant, dès la 20ème minute seulement, au guidon de la première Harley…

Pas question pour autant de jeter le bébé avec l’eau du bain, nous comptons bien finir la série avant de donner un avis définitig. Discovery a l’occasion de marquer un grand coup, pour une chaîne qui n’est pas habituée à produire des séries, elle n’a pas le droit de passer à côté d’une telle occasion !

On vous laisse, entre deux épisodes de la série de Discovery, nous on se rabat sur Le Rebelle !

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